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Pensées sur notre société de consommation

2021-09-23 21:12:01
Penses sur notre socit de consommation


Jusqu’à présent, j’ai toujours « modéré » mes propos écrits.
Mes dernières lignes étaient presque ostentatoires, davantage pour le principe que pour le résultat.
Le résultat, malheureusement, nous le connaissons.
Chacun a pris sa position, et désormais elle ne changera pas.
Je ne vais plus m’étaler sur les aberrations de ces derniers temps, tout ça pour une grosse grippe (rien qu’avec ce mot-là, j’ai tout dit),  ni sur les magouilles et manipulations pour vendre des produits douteux.
Je ne vais pas non plus vous dire tout ce que j’ai en tête, il faudrait un ouvrage entier pour cela ! (qui sait un jour, j’écrirai mes mémoires).

Je vais vous parler d’autres aspects. Beaucoup vont vous offusquer, et tant pis.
À mes propos, il y aura évidemment des exceptions que je ne citerai pas, mais que je n’oublie pas. Le but est d’être global.
En lisant ces lignes, gardez en tête que les faits pessimistes ne sont là que pour en arriver à quelque chose de plus optimiste : « une bribe de solution ». L’idée est de vous faire mariner un peu dans votre coin, pour que vous soyez capables, par vous-même, de savoir ce qui peut être fait. D’un côté, cela va paraître assez évident, et toutes les idées seront les bienvenues.
Je souhaite que vous preniez un peu de hauteur, et que vous osiez vous regarder en face, sans masque, sans tabou, sans souci du regard des autres, même si la honte vous guette.
Car je vais nous accuser.


Cette crise, la réaction des gens, n’est que le résultat de plusieurs années de manipulation, dont nous sommes en partie coupables.

Ô grand dieu ! Il a dit le mot « manipulation », c’est un complotiste !
Oui, si cela vous fait plaisir d’appeler « complotiste » quelqu’un qui aime analyser et remettre en question les choses, soit, j’en suis un, et fier de l’être. De toute façon, un complot c’est quoi ? « un dessein secret ». Il est ma foi fort vrai que les gouvernements nous disent absolument tout et ne font rien dans notre dos.
Qui plus est, je ne parlerai pas non plus (pour le moment) de mes opinions sur les eugénistes tels que Bill Gate.
Et pour finir sur ce point, sachez que je prétends haut et fort que nous vivons dans une dictature (douce). C’est encore un autre sujet.
Alors oui, je suis complotiste.

Cette crise, donc.
Partons d’une vision un peu haute.
Il y a peu de temps encore, les principales ficelles étaient tirées par des groupes (francs-maçons ?) qui agissaient comme maintenant, mais avec un côté un peu « à l’ancienne ». Notamment, les guerres militaires rentraient dans l’équation de l’enrichissement. Mais cet âge est révolu.

Aujourd’hui, avec la nouvelle génération que nous connaissons, se sont créés des consortiums financiers. Ils ont compris qu’une guerre n’est pas forcément bénéfique. Malgré les bons effets à longs termes (sans garantie), les dégâts sont appauvrissants, et la reconstruction coûteuse.
Ils jouent donc à une autre sorte de guerre, qui ne tue pas, et qui fait gagner tous ceux qui veulent y participer.
Ces consortiums, qui sont-ils ? Ils sont États et multinationales, qui s’échangent contrats, produits, services, main d’œuvre (nous), etc. L’argent et le pouvoir tournent dans leurs cercles, et tout le monde parmi eux est gagnant. C’était le cas avant, mais ils ont « optimisé » la chose.

Avant, une guerre se faisait avec des soldats armés. Cela n’a pas changé. Nous sommes toujours des soldats, mais des soldats du travail.
Seuls les vivants produisent et consomment. Nous sommes à la fois leurs soldats et leurs clients.
Mais comment motiver de tels êtres pour qu’à jamais ils travaillent sans rechigner, que tout ceci soit leur raison de vivre ?
C’est très simple : ramollissement, uniformisation, sucre, consommation et plaisirs prompts.

Nous sommes devenus des robots, des robots loques, lobotomisés et consuméristes, adeptes uniquement des plaisirs éphémères et obnubilés par l’image. D’ailleurs, dès la naissance, nous sommes numérotés.
Le plus grave, c’est que ce soit devenu LE modèle de vie.

Vous ne me croyez pas ? Vous êtes choqués ?

Consommer et faire consommer :

Tout notre modèle éducatif est orienté vers le système du travail. Faire tourner la société de consommation. À l’école, on n’apprend uniquement ce qui nous sera utile pour satisfaire le monde de l’entreprise et satisfaire le consommateur. Consommer et faire consommer. Tel est le cycle de la vie d’aujourd’hui.
On nous formate à devenir les bons petits soldats des entreprises. C’est important, vital, selon les préceptes sociaux.

Regardez-les, un peu partout, ces affiches de nous, avec nos postures ridicules, fiers et forts, bras croisés, le regard sûr et direct, surmonté de slogans où le mot « pro » revient toujours.
Je ris devant tant de pathétisme.

N’est-il pas vrai que dès le plus jeune âge, on nous rabâche « travaille bien à l’école, pour avoir une bonne situation » ?
Une bonne situation, c’est quoi aujourd’hui ? Cela sous-entend quoi ?
On est largement passé au-delà du vieil « offrir un toit à sa famille et de quoi la nourrir », qui en soit était louable et surtout vital.

Soyez honnêtes, maintenant c’est plutôt « Avoir beaucoup l’argent pour pouvoir s’acheter tout ce qu’on veut, partir en vacances, etc. ».

Avec la peur de la mort, notre plus grande préoccupation est de consommer. C’est la triste vérité. Cela passe devant le bien-être des nôtres. Non ?
Comme preuve, il me semble pourtant avoir récemment vu la moitié de la population française se faire vacciner, non pas par peur d’un virus, ni par conviction médicale, mais par peur de ne plus pouvoir consommer et partir en vacances…
C’est vrai que c’est super important.

D'ailleurs, notre statut social est en grande partie défini par notre capacité de consommation. Beaucoup et bien consommer, c'est montrer son rang.

Qui osera contredire le fait que les trois-quarts de ce que l’on achète est réellement inutile ?
Avant, les gens vivaient sans, et ils ont bien vécus.

Et pendant ce temps, nous tirons sur la corde.

Depuis l’explosion des technologies (surtout internet), le monde s’est accéléré à un point inimaginable. Les machines vont bien trop vite pour nos petits cerveaux, nos esprits ne tiennent plus, ils ne sont pas faits pour cela. Ils sont constamment dans « le stress », ballotés sans arrêt entre de trop nombreuses informations et tâches que l’on croit urgentes, alors que peu le sont vraiment.
Psychologiquement, nous sommes toujours en train de tirer sur la corde. Pour tenir, on doit sans cesse se « réparer » ou se « vider » l’esprit avec des activités physiques ou autres. On ne les fait même plus par plaisir, mais par besoin. Encore un besoin.
Sans parler de la dose impressionnante de médicaments que l’on avale pour un rien, et plus particulièrement d’anti-dépresseurs. Si ça ce n’est pas tirer sur la corde pour tenir…

Tout ce stress contribue à nous enfermer dans une bulle.


Les plaisirs prompts :

Effet de consommation et d’accélération du rythme de vie : les plaisirs prompts.
On veut tout, tout de suite, rapidement. On se moque au final de la qualité, on ne la regarde plus.
Avant même de consommer, on veut savoir si on en aura encore après, un peu comme dirait un enfant « et après on pourra… ? » 
On prend, on jette, on voit un film sans le regarder et on passe au suivant, en oubliant presque celui qu’on vient de voir.
On ne sait plus apprécier tellement on avale de choses.
J’ai l’impression qu’on ne sait plus aimer tout court, que même les sentiments sont devenus fugaces.

Notre seul souci c’est de savoir qu’après on ne s’ennuiera pas.
L’ennui, vous en avez peur ? Mis à part ce qu’on vous impose, vous ne savez plus vous occuper autrement qu’avec la télé ou le smartphone.
On ne prend plus le temps de faire les choses.
En entreprise, tout doit être fait vite, dans les délais.
Dans le plaisir, tout doit être consommé vite, pour consommer autre chose après.
On achète un truc, on l’utilise un instant et on le laisse moisir dans un coin. Futile.
Il faut absolument qu’on ait le dernier « » de chez « », c’est trop bien. Mais…au fait, pourquoi ? 

Consommer, encore et encore, c’est vraiment important.

La bulle s’entretient encore avec ce cercle vicieux de consommation.


Le monde de l’apparence :

Aujourd’hui, on se préoccupe bien plus de son image que de sa vérité intérieure et de son honneur.
Ce rôle que nous jouons tous les jours, ces facettes, que ce soit au travail, en réception. Tout n’est que superficialité.
Ce qui est le plus grave, c’est que l’image est devenue un élément de jugement plus crucial que les capacités.
Non ?
Prenez quelqu’un qui présente bien, qui « soigne » son image (je reste poli).
Même en sortant des absurdités dans un domaine qui lui est totalement inconnu, ou en produisant des nullités sans nom, il sera davantage écouté que le connaisseur expert qui malheureusement attache moins d’importance à la bagatelle qu’est son apparence.

L’intellect et la culture perdent beaucoup de terrain.

Les réseaux sociaux en sont d’ailleurs le parfait exemple.

La bulle ne fait que s’épaissir.

Les priorités, le réel et le virtuel :

J’évoquais le sucre au début.
Nous nous sommes ramollis ; engraissés par des quantités astronomiques de sucre, avachis devant la télé devant des émissions d’un abrutissement sans nom.
Nous sommes constamment scotchés devant nos smartphones…Et pourquoi ? Pour aller voir des posts inutiles (comme celui-ci ?), des images de chats et des gifs débiles ? Posés par des inconnus qu’on croit connaître et que l’on ne verra jamais ?
Passer des heures à attendre un message alors que nos enfants sont juste derrière nous ?
Alors qu’un tel outil de communication aurait pu servir à sauver le monde, ou ne serait-ce que nous ouvrir à lui…
Au lieu de cela, nous en avons fait un de nos nombreux mondes virtuels, à cause desquels nous avons oublié les priorités.
Tandis que pendant ce temps, nous délaissons les nôtres.
Rendez-vous compte, nous négligeons les êtres aimés pour rester devant un morceau de plastique, devant un cadre qui envoie des images, qui pour la plupart ne nous apprendront rien !
On ne s’en occupe plus vraiment, et notre seul vrai souci est « qu’ils ne manquent de rien ». Donc, qu’ils puissent consommer.

J’oubliais, nous sommes devenus si individualistes.
Au fil des décennies, l’Homme s’est doucement affranchi de ses contraintes et obligation. À la révolution, il s’est affranchi de la religion ; puis après la guerre de 39 de son patriotisme ; et depuis quelques décennies, de la famille.
Les gens se prennent et se jettent comme des objets de consommation.

Cela rejoint ce que je disais sur les plaisirs prompts : « J’ai l’impression qu’on ne sait plus aimer tout court, que même les sentiments sont devenus fugaces. ».

La bulle est en acier trempé.


L’uniformisation et la pacification


On a du mal à aimer ? Du coup, peut-être a-t-on aussi du mal à détester. Tout est devenu flasque, pauvre, plat. C’est la lobotomisation, la robotisation de tout sentiment.
On nous encourage à aimer, mais sans pour autant avoir le droit de détester. « Détester, c’est mal »
Je vous passerai mon argumentaire sur la liberté d’expression et la légitimité absolue de toute idée.
Personnellement, cela me plaît de dire "tout le monde le déteste, mais je l'aime lui" ou ..." j’aime pas sa gueule parce que c’est un gros con ". Détester, aimer, ressentir des émotions, c’est humain. J’aime ça.

Ah oui, mais on n’a plus le droit de dire ça aujourd’hui !
La fameuse dictature de la culture « woke », de la Pensée Unique, où rien ne doit être dit de peur de choquer, où tout doit être accepté tant que cela ne va pas à l’encontre de cette Pensée, etc. Je ne m’éternise pas sur le sujet. Même si toute idée a le droit d'exister et d'être entendue, je ne suis vraiment pas d'accord avec ce courant de pensée.

Pourquoi ? Pas seulement pour l’aspect non réfléchi de l’ultra progressisme de la chose, ni même son hyprocrisie profonde. Non, ce qui me gêne, c’est ce souhait d’uniformisation de la pensée. Je trouve cela très grave. D’une part, parce que cela retire tout libre arbitre et toute liberté, mais surtout renverse totalement l’équilibre des choses. Ce sont nos différences qui font le monde, et sa beauté. Ce sont les opposés qui équilibrent la balance. Si tout est identique, uniforme, que tout se regroupe, l’équilibre n’est plus, tout s’écroule.

À force d’insuffler, de rabâcher des idées de « paix » et d’acceptation de courants de pensée, en bannissant tout ce qui pourrait mener à la violence, on ramollit considérablement les ardeurs et les capacités. On fabrique de doux moutons incapables de réagir et de penser par eux-mêmes, se proclamant hauts représentants de la seule et Unique Pensée qui doit être.

Au final, mélangez tout ceci, et on obtient de bons petits soldats bien dociles, pacifiques, travailleurs, consommateurs, et surtout…persuadés que c’est pour eux le meilleur des mondes (merci Monsieur Huxley).

La bulle est devenue si épaisse qu’on ne sait même plus qu’elle existe.


Franchement, les gouvernements seraient bien idiots de ne pas profiter de tels sujets.

Il y aurait encore bien des choses à dire, mais je pense que ce n’est déjà pas mal.

Nous avons tous nos torts. Chacun d’entre nous s’est laissé berné, d’une manière ou d’une autre.
Nous ne pouvons combattre tout cela directement.
Après tout, que pourrions-nous faire ? Pendre haut et court tous les coupables de cette ignominie ? Et après ? Cela ne changerait rien. Tout cela perdure uniquement à cause de nous, parce que nous laissons faire, et que la grande majorité le veut bien. On ne peut pas soulever des personnes soumises, surtout si elles se considèrent libres et se complaisent dans leur vie.
« Quel meilleur esclavage que celui où l’esclave est persuadé que c’est pour son bien »

Nous ne pouvons plus rien faire pour eux.
Mais pour nous, il n’est pas encore trop tard, du moins je veux le croire.
De toute façon, je ne me laisse pas le choix. Je veux avoir le choix.

Ce que je vous demande, c’est de réfléchir à ce que nous pourrions changer, la vision et la philosophie à adopter, à ce mode de vie que nous pourrions (re)bâtir.
Regroupons-nous, réunissons-nous, ensemble, nous pouvons y arriver.

Même si nous ne sommes qu’une poignée, cela vaut le coup.

Merci à vous.


Charles Chehirlian,