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Commentaires et nouvelles

2020-10-14 15:45:30
Commentaires et nouvelles


Bien le bonjour, mes chers lecteurs.
 
Aujourd'hui, c'est une lettre d'information un peu particulière que je vous envoie. Je vous rassure par avance, il n'y a rien de grave, je ne vais pas fermer boutique ni arrêter d'écrire.
Cela n'a pas été des plus simples pour moi de me décider à vous l'envoyer, vous allez comprendre pourquoi. 
 
Ceux qui me connaissent le savent, je ne suis pas de ceux qui demandent des services, sauf quand j'ai quelque chose à donner en retour. Je suis plutôt de ceux qui rendent des services (un peu trop d'ailleurs ?).
Mais aujourd'hui, j'ai un petit service à vous demander.
 
De nos jours, bien du tout-venant pullule et fait de l'ombre, voire noie totalement les oeuvres de qualité. Loin de moi l'idée de proclamer mes ouvrages de qualité, je vous en laisse seuls juges. La qualité ne fait pas la célébrité, et la célébrité n'est pas forcément marque de qualité (loin de là !).
 
Il est toujours compliqué de sortir la tête de l'eau au milieu d'un océan qui n'est même pas le nôtre. Un confrère auteur m'a donné cette image que je trouve fort juste : le tourbillon.
Il est puissant, violent, il vous emporte au centre de toute chose, au coeur de la nuée. Cependant, il n'est que broutille et reste bien inaccessible au milieu de cet immense océan, et la plupart des eaux, même les plus belles, en restent éloignées à jamais.
Nous auteurs, pour être connus, avons besoin d'être pris dans ce tourbillon. Et cela ne peut se faire que grâce à vous.  Nous ne pouvons exister que grâce à vous. Que vous nous appréciez ou non, nous ne serons connus que si et seulement si vous parlez de nous.
En parler à vos proches, poser des commentaires sur les divers sites, offrir nos livres, les prêter (oui je n'ai absolument rien contre le prêt du livre, c'est d'ailleurs la première chose qui devrait être prêtée), etc.
 
Écrire un livre prend un temps infiniment long. Pour vous donner une idée, le tome 1 m'a pris environ 1500 heures de travail effectif, bien souvent la nuit, sans compter le temps de réflexion (qu'il ne vaut mieux pas compter).
Je vous demande donc, chers lecteurs, chers amis, en échange de ces milliers d'heures que j'ai consacrées pour vous faire rêver, de me consacrer quelques minutes de votre temps.

Écrivez, faites savoir un peu partout ce que vous avez pensé de mes ouvrages. Que ce soit en bien ou en mal, je n'en ai que faire. Soyez simplement franc et honnête, tout comme je le suis avec vous aujourd'hui.
Pensez aux réseaux sociaux, amazon, decitre, la fnac, kobo, babelio, etc. (au milieu des nombreuses éditions, alimentez celle qui a déjà le plus de commentaires).
Plus de commentaires il y aura, meilleures seront mes chances d'être pris dans le tourbillon (et de voir des milliers de fans en furie débarquer à mes dédicaces, mais ça...il ne faut pas le dire).
Car oui, tout n'est qu'histoire d'algorithme. Le nombre de commentaires fait remonter en tête de liste, c'est aussi simple que cela. 
Hurlez-le autant que vous le pouvez. Gravez-le dans la pierre, comme vous pourrez, où vous pourrez.
Posez un commentaire sur un ouvrage ne vous prendra pas plus de temps que de regarder 10 fois le même post, ou de chercher le bon GIF animé pour acquiescer. En revanche, ce commentaire sera utile, et aura un impact bien plus retentissant.
Ne le faites pas seulement pour moi, mais aussi pour tous les autres auteurs que vous avez appréciés. Je pense aussi à mes deux confrères Laurent Pissochet et Audrey Marin-Pache, deux parmi tant d'autres...

Jamais nous ne saurons assez vous en remercier, ou peut-être que si, en continuant à vous évader.

Et du coup, parce que je ne sais pas vraiment demander un service sans donner un peu en échange, je vous ai préparé un petit texte, un début d'histoire dont je ne connais pas encore la suite. C'est une sorte d'inédit. J'espère qu'il vous plaira.
 
 
« Imagine-toi chez toi. C'est le soir, tu viens de manger un repas qui t'a émoustillé les papilles. Repu et arrasé par ta journée, tu t'es étendu dans ton canapé, un verre de Bourgogne à la main, lisant un roman qui te transporte dans bien de lointaines contrées. Faisant une pause après un passage grandiloquent, tu lèves le nez de ton livre et te mets à penser à choses et d'autres. Puis, tu te rappelles que tu as reçu du courrier que tu n'as pas ouvert. Comme souvent, en revenant du travail, tu le sors de la boite aux lettres pour le poser devant la coupelle du meuble de l'entrée. Tu n'y prête aucune attention car tu n'as qu'une seule envie, c'est d'aller t'affaler quelques instants pour souffler.
Un peu las mais curieux, tu vas le chercher, ce fameux courrier. Inexplicablement, tu te surprends à vibrer lorsque tu découvres, au milieu des publicités et autres banalités, une lettre en vieux papier bruni, telles celles que l'on envoyait dans l'ancien temps. Elle l'est peut-être, car le timbre t'est inconnu. Il est ancien, très ancien, plusieurs dizaines d'années au moins, si ce n'est d'un siècle où les machines naissaient à peine. Pour cause, c'est une effigie de locomotive à vapeur qui s'y trouve. Le tampon rouge est presque effacé. Ce que tu prends pour une suite de hiéroglyphes incompréhensibles s'avère n'être que ton nom. Il a été écrit à la hâte, limite en arrachant le papier. Cependant, il n'y a que ton nom, pas ton adresse, comme si cette lettre t'avait été destinée sans que son expéditeur ne sache où tu habiterais à ce moment précis.
Toi qui d'habitude ouvres les enveloppes en les arrachant sauvagement, tu te surprends à aller chercher le vieux coupe-papier de ta grand-mère, que tu gardes depuis tout ce temps au fond du tiroir de ton bureau. Tu traverses la pièce, obnubilé par cette intrigante enveloppe. Délicatement, tu passes la lame sous la tranche et découvre le contenu. C'est un rouleau de vieux papier jauni aux bords flétris, dans lequel est protégée une toute petite clef bien particulière. Elle n'est pas de forme habituelle, car son extrémité ressemble à s'y méprendre à une roue dentée, comme celles qui forment les engrenages. Sur le papier, tu peux y lire un message de la même écriture que l'adresse, mais bien plus soignée :

« 
Je ne puis être tenu mais il est pourtant judicieux de me prendre.
Je ne me déplace pas, mais je passe sans cesse.
Ma perte est irréparable, mon acquisition n'est qu'illusion.
Je suis là depuis le commencement et serait là bien après la fin. 
»
 
« Le temps, c'est évident ». Ce mot résonne alors dans ta tête, inlassablement. Tu ne saisis pourquoi, mais cette clef te dit quelque chose, sa forme, sa couleur.  Et puis, d'un simple réflexe, tu la humes, comme si ce geste avait été naturel pour toi. Au moment où les premières effluves du vieux métal passent dans tes narines, au loin, tu entends le clocher du village sonner 22h.
C'est une révélation, tu te souviens de tout, de cette odeur, de ce tintinnabulement, de cette sensation, de cet état d'antiquité. La vieille horloge de famille qui traînait et avec laquelle tu jouais étant enfant. Cette horloge de bureau, massive, lourde, cette mécanique improbable, si complexe mais si belle, qui disait-on n'avait jamais fonctionné, mais qu'aucun n'avait voulu jeter, car elle évoquait le souvenir d'aïeux dont on ne te parla jamais. Elle était dans le grenier, sous un amas de vieilles couvertures, elle n'avait pas bougé de là depuis des années, elle faisait partie de la maison désormais, et pour cause… 
»
 
Voilà, ce n'est pas grand-chose, juste un peu d'imagination et d'évasion (je suis sûr que vous allez y repenser ce soir pendant votre apéro dans le canapé).
 
Je vous remercie infiniment, amis lecteurs, pour ce temps que vous nous consacrez.
Bien à vous.

Charles Chehirlian, votre humble auteur